* Lufthansa veut le plein contrôle
* Moins de 3.000 suppressions de postes
nécessaires-Hohmeister
* Alitalia conserverait son indépendance et sa marque
(Actualisé avec citations et précisions)
par Ilona Wissenbach
FRANCFORT, 28 janvier (Reuters) - Lufthansa LHAG.DE a
discuté d'une prise de participation majoritaire dans Alitalia
CAITLA.UL et est intéressé par une prise de contrôle total à
long terme de la compagnie italienne en difficulté, a déclaré
lundi Harry Hohmeister, membre du directoire du groupe aérien
allemand.
Au sein du groupe Lufthansa, Alitalia, placée sous
administration spéciale en 2017, conserverait sa marque et son
indépendance du point de vue opérationnel, a-t-il ajouté.
La première compagnie aérienne allemande a été très active
dans les fusions et acquisitions, avec notamment le rachat en
2016 de Brussels Airlines et, en 2017, d'actifs d'Air Berlin
dans le cadre de sa stratégie visant à développer sa filiale à
bas coûts Eurowings.
"Nous nous battons sur le marché italien et cela inclut
Alitalia", a déclaré Harry Hohmeister à Reuters, en ajoutant que
les conditions strictes fixées par Lufthansa à une reprise
d'Alitalia n'avaient pas variées.
Le quotidien Il Corriere della Sera a rapporté dimanche que
la compagnie ferroviaire italienne Ferrovie dello Stato (FS)
devait sélectionner mardi un partenaire pour une restructuration
d'Alitalia. La compagnie américaine Delta Air Lines DAL.N est
perçue comme la mieux placée.
Lufthansa n'est prête à racheter Alitalia que si ses
administrateurs procèdent d'abord à une série de suppressions de
postes et si le groupe allemand obtient le plein contrôle, sans
participation du gouvernement italien.
"Nous sommes intéressés par Alitalia, mais seulement si les
conditions sont réunies - elles n'ont pas fondamentalement
changé", a dit Harry Hohmeister, ajoutant que Lufthansa visait
une prise de contrôle total à long terme.
Il a estimé à moins de 3.000 le nombre de suppressions de
postes nécessaires, tout en précisant qu'elles devaient être
menées de manière responsable sur le plan social.
La position économique forte de Lufthansa devrait constituer
"une raison suffisante pour que les responsables d'Alitalia se
demandent s'ils souhaitent faire partie d'un système européen
solide ou choisir une autre voie", a-t-il dit.
Lufthansa avait déjà manifesté son intérêt pour Alitalia au
printemps dernier.
(Claude Chendjou et Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service
français, édité par Benoît Van Overstraeten et Bertrand Boucey)
Lufthansa a discuté d'une prise de contrôle d'Alitalia-directoire
information fournie par Reuters 28/01/2019 à 15:38
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